dans les gouffres. visage d’un homme tentant de respirer à la mince surface de l’eau qui monte. le spéléologue perd de vue cette poche d’air et sombre dans la panique, un faux pas le placerait au bord de la mort. c’est alors que tout se joue. l’instant où l’esprit s’effondre ou se reprend.
Catégorie : miscellanées
avril 26
beaucoup de choses sont nécessaires, mais ces deux-là presque au-dessus des autres (en dessous cependant de ce qui nous unit aux autres, non en dessous mais en substrat ) : un espace à soi, sans aucune interaction parasite, et se déplacer — périples et pérégrinations.
février 26
mais le peu de temps que l’on reçoit, de façon si aléatoire dans la cité de l’injuste, qu’en fait-on ? on fait ce que l’on peut en faire, souvent rien. pas d’étincelles, on ne savait pas. l’un est parti tôt, l’autre pas, l’un supputait que — l’autre non. on n’a pas vu le temps se contracter à ce point. on ne savait pas. on ne savait pas, on ne nous a rien dit. pas prévenus. à un moment, c’était en face de nous, face à nous. chacun de nous.
janvier 26
des restes d’acouphènes étouffés par la neige s’entortillent dans la nuit. il est impossible pour nous d’imaginer que tout a une fin.
(quelque chose continue et nous ne savons pas quoi en faire, quelque chose finit et nous en sommes surpris. nous regrettons ce qui fut et continuons à ignorer ce qui est.)
décembre 25
souvenir lointain du maelström : c’est le passage vers Ran, la déesse des noyés, l’eau tourne comme un moulin et la gueule aspire comme celle d’une bête gigantesque et tel le Léviathan, brise ce qui advient par sa puissance chaotique. expression de la destruction pour elle-même. qui le vaincra, mettra fin au tumulte du tohu-bohu — pour ce juste, le festin eschatologique, le vin gardé depuis la Création. l’écriture.
