-
Taxinomie, trous et percées. Une lecture continue du monde à travers des fragments.
écrit pour le catalogue Audiosphere de Francisco López,Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid,14 October, 2020 – 15 February 2021 Je chantais en marchant un hymne mystérieux dont je croyais me souvenir comme l’ayant entendu dans quelque autre existence et qui me remplissait d’une joie ineffable. Gérard de Nerval, Aurélia, (1855).
-
février 26
mais le peu de temps que l’on reçoit, de façon si aléatoire dans la cité de l’injuste, qu’en fait-on ? on fait ce que l’on peut en faire, souvent rien. pas d’étincelles, on ne savait pas. l’un est parti tôt, l’autre pas, l’un supputait que — l’autre non. on n’a pas vu le temps se…
-
janvier 26
des restes d’acouphènes étouffés par la neige s’entortillent dans la nuit. il est impossible pour nous d’imaginer que tout a une fin. (quelque chose continue et nous ne savons pas quoi en faire, quelque chose finit et nous en sommes surpris. nous regrettons ce qui fut et continuons à ignorer ce qui est.)
-
décembre 25
souvenir lointain du maelström : c’est le passage vers Ran, la déesse des noyés, l’eau tourne comme un moulin et la gueule aspire comme celle d’une bête gigantesque et tel le Léviathan, brise ce qui advient par sa puissance chaotique. expression de la destruction pour elle-même. qui le vaincra, mettra fin au tumulte du tohu-bohu…
