dans le métro, une femme accompagnée d’un chien sans muselière; elle boite et a les bras très endommagés. en outre, elle a des traces de morsures au cou. en réalité, elle est addict à ce chien, ne peut plus s’en passer. plusieurs de ses doigts et son coude ont été pour ainsi dire dévorés. elle sait que cette situation est intenable et qu’elle va vers la mort mais ne pouvant y renoncer, elle tente de survivre comme elle peut dans cette douleur qu’elle préfère à son inéluctable angoisse du vide.
Auteur/autrice : Guy Marc Hinant
Maelström, revoyant sur l’écran son mince éclat
une promenade nocturne avec Marguerite
mon père, quatre heures du matin
avril 13
la fin de East of Paradise (1995) de Lech Kowalski. il filme des gens qui réclament du travail. les flics lui demandent de dégager. en voix off, il commente pourquoi il a toujours eu tant de mal à supporter l’autorité, l’autorité qui a déporté sa mère dans les camps… et l’on voit cette foule qui scande des slogans dans les rues de New York. puis retour à la pièce où il a filmé le récit de sa mère. cette fin est stupéfiante dans sa résolution, comme s’il captait juste avant la fin, le sens caché de son implication.
18 avril 2013