dans le district des lumières noires

une ouverture à laquelle je pensais, pas technologique en soi, juste ce qu’il faut, comment faire autrement ? on ne repasse pas sur des grands noms, on relie comme ça se trouve. le côté gouffre vers la gauche de Pascal, le trou béant de l’angoisse concrétisée. mais maintenant sachons ce qu’on veut vraiment voir.

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comment j’ai établi mon blog

par mon amour des liens, ma nécessité de lier toute chose, de creuser et de commenter – et de commenter les commentaires. cette évidence me frappa. il fallait architecturer un territoire. un blog serait le lien-pieuvre idéal. l’imaginant ainsi, je ratai ma cible, m’y noyai. peut-être voulais-je trop rassembler et ressembler ainsi à cet être subtil, aux capacités multiples. il faillait encore trouver ce point d’indifférence tellurique. trop de références, à force de lier, je me retrouvai dans un sac de noeuds. je suis très mauvais pour dénouer des noeuds, je manque de la patience la plus élémentaire. dès lors, je dus reprendre ma quincaillerie, passer l’aspirateur et respirer davantage. mes modèles obligés : les avoir ingurgités, certes, mais aussi vomis ou chiés. bref, garder ce qui est notre part la plus intime et commencer à tisser, à rapiécer parfois. laisser des trous, effacer, raccommoder, oublier, réécrire sous la dictée.

sonorités d’un bâtiment dans la lumière déclinante

Sounds building in fading light – tel fut le titre de l’installation sonore que Stephen Vitiello créa au Diapason de New York d’août à octobre 2001, espace subtil et prémonitoire qui concernait les Twin Towers. Après que les tours se soient écroulées le 11 septembre, les gens affluèrent vers ce qui devint instantanément un lieu de mémoire. On y trouvait une sorte d’intimité, oui, c’était bien le son des tours, ce que l’on y percevait, l’infra-basse du vent en contrebas, les cliquetis dans l’air tourbillonnant… la vie lointaine, à cette hauteur. Tout ce presque rien que Vitiello avait capté tremblait dans cette précarité-là.